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Un organe de dialogue sur la question des droits de l’homme a été proposé au terme d’un débat organisé par la PARCEM

BUJUMBURA, 10 août 2017 : L’ONG locale Parole et action pour le réveil des consciences et le changement des mentalités (PARCEM) a organisé, mardi 8 août 2017 à Bujumbura, une journée d’échange sur la stratégie d’appropriation nationale de la réponse aux questions liées au respect des droits de l’homme.

Cette dernière a vu la participation de différentes autorités du pays en l’occurrence l’ancien président de la République, M. Sylvestre Ntibantunganya, le ministre en charge des droits de l’homme, M. Martin Nivyabandi, le président la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) M. Jean Baptiste Baribonekeza, des acteurs de la société civile, des partis politiques agréés au Burundi à commencer par le parti au pouvoir CNDD-FDD, les représentants des confessions religieuses et bien d’autres.

Le ministre des Droits de la personne humaine, des Affaires sociales et du Genre, M. Martin Nivyabandi a fait remarquer que le débat sur la question des droits de l’homme semble être le monopole des organisations basées en occident et parfois, par arrogance, les complexes de supériorité ont tendance à faire habiller un costume de même mesure sans se soucier de la taille de chacun. En utilisant, a-t-il ajouté, la seule loupe européenne, américaine pour faire la lecture de la situation des droits de l’homme au Burundi risque de faire une appréciation erronée.

M. Nivyabandi a en outre indiqué que le gouvernement du Burundi ne cesse et va continuer de démontrer que la politisation de la question des droits de l’homme pour les pays africains nui à la protection et la promotion de ces derniers. Partout dans le monde, des défis liés aux droits de l’homme persistent et au Burundi comme ailleurs, nous devons travailler pour faire face à ces derniers, a-t-il reconnu.

Le gouvernement du Burundi reste ouvert à toute organisation locale qui, comme la PARCEM, prendra l’initiative de l’appuyer à promouvoir les droits de l’homme, a-t-il conclu.

Le président national de la PARCEM, M. Faustin Ndikumana a fait savoir, quant à lui, que depuis 2015, le Burundi a replongé dans une crise politique avec des répercussions sécuritaires affectant le respect des droits de l’homme. Certes, a-t-il ajouté, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée même si des cas de violations des droits de l’homme subsistent.

Toutefois, constate-t-il, aujourd’hui, les rapports sur la situation des droits de l’homme au Burundi sont sortis par différentes ONG mais ces derniers alimentent la polémique qui n’avance en rien le citoyen lambda qui peut subir l’arbitraire ou être traité injustement sans oublier les conditions de vie qui se détériorent. Selon la PARCEM, qu’il y ait exagération des rapports ou pas, ce qui est sûr c’est que des cas de violations des droits humains existent. Même la Commission nationale du dialogue inter-burundais est revenue sur cette question dans les débats, sans oublier le rapport de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH), a-t-il renchéri.

Les participants à ce débat se sont convergés sur la création d’un organe au sein duquel se débattrait les questions en rapport avec les droits de l’homme.

abp

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