AUJOURD'HUI
74
SEMAINE DERNIERE
2177
PAGES VUES
299408
TOTAL VISITES
294437

L’appel à la CPI d’ouvrir une enquête sur le Burundi n’a pas de fondement légal, selon le procureur général de la République

BUJUMBURA, 9 sept 2017 : Le procureur général de la République du Burundi, M. Sylvestre Nyandwi, a réagi le samedi 9 septembre dans un point de presse sur les déclarations de la commission qui a été mise en place par le Conseil des Nations Unies pour les droits de l’homme afin d’enquêter sur les crimes commis au Burundi depuis avril 2015 en déplorant que cette commission ait affirmé dans son rapport que l’Etat burundais n’a ni la volonté, ni la capacité de mener véritablement des enquêtes ou des poursuites sur les violations des droits de l’homme.

Le procureur général de la République du Burundi a indiqué à la presse qu’en analysant ces propos, il a senti que c’est la justice burundaise qui est visée, en particulier l’organe de poursuite qui est le ministère public. D’après lui, la procureure de la cour pénale internationale a ouvert un examen préliminaire malgré l’opposition du Burundi qui n’a cessé de lui montrer qu’il n’était pas nécessaire. A cet effet, a-t-fait savoir, le Burundi a échangé plusieurs informations avec la CPI en rapport avec les crimes qui auraient été commis depuis avril ainsi que les mesures prises en vue de leur répression. « Le gouvernement burundais a transmis à la procureure de la CPI, les informations demandées et il est allé même au-delà en lui indiquant d’autres dossiers ainsi que leur état d’avancement. Il est donc surprenant de voir la commission affirmer qu’il n’y a ni la volonté ni la capacité de mener véritablement des enquêtes ou des poursuites sur ces violations » a-t-il déclaré, tout en espérant que Madame la procureure de la CPI prendra ces informations à leur juste valeur et ne sera pas induise en erreur par cette commission.

Le procureur général de la République a par ailleurs souligné que le Burundi dispose des institutions chargées de rechercher et de poursuivre les auteurs des crimes ainsi que des lois y relatives. Il a ainsi demandé aux auteurs de ces affirmations de fournir à la justice burundaise ces cas de violations des droits de l’homme signalés dans le rapport avec des précisions sur leurs auteurs ainsi que les circonstances exactes pour que ces présumés usurpateurs de fonctions soient punis conformément à la loi burundaise.

En définitive, le procureur général de la République Sylvestre Nyandwi estime que le rapport de la commission n’a aucune crédibilité quant à ses conclusions de même que le fait d’en appeler à la CPI d’ouvrir une enquête sur le Burundi n’a pas de fondement légal si l’on s’en tient au statut de Rome qui est basé sur le principe de la complémentarité. La procureure de la CPI ne pourra pas
ouvrir une enquête au risque de violer ce principe fondamental sur lequel est bâti le statut de Rome et cela serait un mauvais précédent.

abp

Retour
Discours: President et autres

Discours de S.E.M. l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent du Burundi auprès des Nations Unies à l’occasion de la réunion du Conseil de Sécurité sur la situation au Burundi,

Burunndi en Bref
Videotheque
Liens Utiles(autres sites)

www.burundi.gov.bi
www.presidence.gov.bi
www.vicepresidence2.gov.bi
www.senate.bi
www.assamblee.bi
www.arb.bi

© Copyright Republique du Burunndi. Tous droits reserves