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Ils ont répondu aux questions des Burundais

Les portes –paroles des institutions répondent aux questions du public

NGOZI, 29 sept 2017 (DWG) : Les porte-paroles des institutions étatiques ont animé ce vendredi 28 septembre, dans les enceintes de l’Hôtel des Plateaux de Ngozi, la troisième émission publique de l’année 2017 à laquelle participaient les médias publics et privés.

Le porte-parole du président, M. Jean Claude Karerwa a été le premier à intervenir en transmettant le message du chef de l’Etat qui a remercié les organisateurs et les participants à cette émission. Le président de la République a exhorté les responsables burundais à accompagner les paroles par les actes pour la satisfaction de tous les citoyens. En cette période de semis, il a invité la population à travailler d’arrache-pied pour que la saison agricole soit meilleure et à se grouper en associations. Aux élèves, le chef de l’Etat demande de faire preuve de courage, d’abnégation et de discipline pour la préparation de leur avenir et par conséquent celui du Burundi.

Les journalistes ont évoqué notamment les questions sur la résolution du comité des droits de l’homme de Genève qui vient de décider l’envoi au Burundi d’une nouvelle commission d’enquête de trois experts. M. Philippe Nzobonariba, porte-parole du gouvernement a dit que le Burundi n’a jamais refusé les experts. Cependant, selon lui, le Burundi accepte des experts qui veulent coopérer et non ceux qui imposent des mensonges au Gouvernement du Burundi.

Concernant le projet du chef de l’Etat de moralisation de la société, M. J C Karerwa a fait savoir que ce projet en est aujourd’hui à sa troisième phase. Dans cette phase, a-t-il indiqué, le président Nkurunziza aide les Burundais à renouer avec les bonnes mœurs, la tradition burundaise, les valeurs positives, la lutte contre les mensonges, les rumeurs et les manipulations avec un accent particulier sur le retour au patriotisme. Le président de la République veut également que les Burundais léguent à leurs enfants une nation bien organisée sur tous ses plans.

Il s’est aussi exprimé sur un vide de trois personnes parmi les membres qui composent la Commission Vérité-Réconciliation, ce qui paralyserait le travail de la commission comme le pense l’opinion publique. M. Karerwa a fait savoir que la commission se trouve à l’œuvre actuellement et travaille à la plus grande satisfaction. Il précise cependant que la commission sera complétée d’ici peu.

Monsieur Désiré Musharitse a répondu à l’inquiétude sur les prévisions budgetaires du pays devant compter impérativement sur la part extérieure. Musharitse dit que pour l’an 2017, la part interne du budget de l’Etat s’élève à 73% et la contre partie externe est de 27%. Le pays prévoit que dans les prochaines années le pays arrive à utiliser 100% de fonds propres au pays. Il ajoute que cela ne signifie pas que le pays n’a pas besoin de l’argent en provenance des appuis même si il advient que ces aides trainent. A présent, les projets dont la disponibilité de fonds est sûre seront désormais prioritaires. Musharitse a reconnu les efforts des burundais qui paient régulièrement les taxes, ce qui a permis à l’OBR de dépasser de plus de 25 milliards les prévisions jusqu’au mois d’août 2017.

Les journalistes ont cherché à savoir si le Burundi va réellement abriter le sommet du COMESA comme cela a été précédemment recommandé par les chefs d’Etat des pays membres de cette organisation. M. NIYUKURI Onésime, le porte-parole du ministère du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme a fait savoir que cette décision avait été prise lors du sommet des chefs d’Etat tenu en 2015 à Addis Abeba. Mais la décision n’est pas encore définitive jusqu’ à présent car le Burundi n’a pas été informé des modifications. Pour lui, les préparatifs continuent et l’espoir reste là surtout que le rapport de l’équipe d’experts qui ont visité le Burundi en mars 2017, montre à suffisance que le Burundi remplit les conditions pour la tenue de ce sommet à Bujumbura. Aussi, a-t-il rappelé, le Secrétaire Général du COMESA a visité le Burundi le 20 juillet de cette année pour apposer sa signature sur les documents qui prouvent que le Burundi est autorisé à abriter le sommet. Monsieur Niyukuri a déploré le mauvais comportement du Secrétaire Général, qui a changé après son langage en disant que le Burundi ne remplit pas les conditions nécessaires.

Concerne le domaine de la sécurité, le porte-parole de la Police Nationale du Burundi (PNB) M. Pierre Nkurikiye a fait savoir que la sécurité reste globalement bonne à travers tout le pays. Il a donné des observations sur les cas sporadiques d’insécurité, des cadavres retrouvés, des grenades larguées et des criminels armés de machettes surtout à Kanyosha commune Muha en Mairie de Bujumbura. Pierre Nkurikiye affirme que des enquêtes sont en cours, et que bon nombre de criminels ont été déjà arrêtés, a-t-il ajouté. Il a aussi affirmé que la police collabore étroitement avec les journalistes.

Madame Aimée Divine Niyokwizigirwa, Vice présidente et porte parole du CNC, a souligné que ce conseil a arrêté certaines mesures de suspension pour une période de 3 mois les émissions de la radio CCIB FM+ et le retrait de l’autorisation d’exploitation retirée aux stations de radios et de télévisions pour n’avoir pas démarré les activités selon les textes en vigueur. Elle dit que ces décisions rentrent dans le cadre du respect de la loi.

En politique, les participants ont évoqué la question sur le travail de la commission chargée de la révision de certaines dispositions de la constitution qui n’a pas encore remis son rapport. M. J C Karerwa a fait savoir que la commission a encore le temps jusqu’au 15 novembre pour finaliser le travail tout en épargnant au Burundi des escalades comme celles vécues en 2015.

A la question en rapport avec la sécurité routière, Madame Jeanne Mukenguruka, Porte Parole du ministère des Transports a promis que son ministère se préoccupe de la bonne circulation des burundais. Elle rassure que d’ici bientôt, des dos d’ânes seront érigés sur la route Gitega – Karusi pour répondre aux doléances des habitants. En attendant, elle conseille aux utilisateurs d’être prudents lors de la circulation.

Monsieur Juma Edouard, le porte parole du ministère de l’Education a répondu à la question liée au redéploiement des enseignants qui a pour mobile d’établir l’équité dans le répartition de ces enseignants dans tout le pays. Il ajoute que le travail a été réalisé en toute transparence. Pour les cas particuliers, Juma Edouard recommande que celui/celle qui se sentirait lésé contacte sa direction et que ses collègues enseignants soutiennent les revendications. Il reconnaît l’erreur technique sur la liste des notes des étudiants. Juma Edouard rassure que des corrections sont en cours.

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Discours: President et autres

Déclaration de S.E.M. l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent de la République du Burundi après des Nations Unies devant la 3ème Commission de l’AG de l’ONU lors du débat général sur le point 68 de l’ordre du jour : « promotion et protection des droits de l’enfant »,

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