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Déclaration de S.E.M. l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent de la République du Burundi après des Nations Unies devant la 3ème Commission de l’AG de l’ONU lors du débat général sur le point 68 de l’ordre du jour : « promotion et protection des droits de l’enfant »,

New York, 11 octobre 2017

Monsieur le Président, Distingués Délégués, Chers collègues,
1. Tout en s’associant pleinement à la déclaration faite par l’Egypteau nom du Groupe africain sur le point objet de notre débat, ma délégation souhaite formuler quelques observations à titre national.

Monsieur le Président,
2. Alors que la Communauté internationale s’apprête à commémorer l’anniversaire de la convention des droits de l’enfant le mois prochain, le Burundi se félicite que la prévention des violences à l’encontre des enfants soit au cœur du Programme de développement durable à l’horizon 2030, notamment au travers la cible 16.2 sur les enfants.

3.Depuis que le Burundi est partie à la Convention relative aux Droits de l’Enfant, à ses deux protocoles facultatifs et à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples, desefforts ont été déployés à tous les niveaux pour protéger et promouvoir les droits de l’enfant.Outre les dispositions consacrées à la protection des droits de l’enfant qui se trouvent dans lecorpus juridique national, mon pays a récemment pris d’autres mesures tendant à renforcer le respect des droits de l’enfant. Il s’agit notamment :

  • La mise en place du comité national de coordination de la protection de l’enfance ;
  • La mise en place d’un comité national multisectoriel pour l’élimination des pires formes de travail des enfants ;
  • L’institutionnalisation au sein du Ministère de la justice des chambres et des sections pour mineurs en conflit avec la loi et des victimes contre des violences sexuelles auprès des tribunaux de Grande Instance, des parquets près des Cours d’Appel ;
  • L’amélioration des conditions de détention des enfants par la mise en place de deux centres de rééducation des mineurs en conflit avec la loi (2015).
  • L’existence d’une cellule de protection judiciaire de l’enfant au ministère de la Justice depuis 2011
  • L’unité de police spécialisée chargée de la protection des mineurs qui s’occupe des différentes catégories d’enfants exposés au danger ;
  • La mise en place du Forum National des Enfants au Burundi (FONEB) ;
  • La Mise en place des Comités de Protection de l’Enfant (CPE) au niveau provincial, communal et collinaire ;

4. Monsieur le Président, Mon pays le Burundi a aussi adopté des politiques et des programmes visant à améliorer le bien-être des enfants en difficulté. Sans être exhaustif, je citerai entre autres :

  • La politique nationale des orphelins et autres enfants vulnérables de 2008 ;
  • La mise en place du plan d’action 2010-2015 pour éliminer les Pires formes de travail des enfants incluant l’exploitation sexuelles des enfants à des fins commerciales,
  • La politique sectorielle de 2016-2020 qui prévoit des innovations dans le système de justice pénale pour mineurs ;
  • La politique nationale de protection de l’enfant (2012-2016) ;
  • La stratégie nationale de prévention et de lutte contre le phénomène des enfants en situation de rue de 2013 ;
  • Les minimas des standards pour les enfants en institutions ou privés d’un environnement familial.
  • La Mise en place ou renforcement des groupes de travail sur différentes thématiques de protection de l’enfant.

Monsieur le Président,
5. Ces progrès ont été accomplis souvent dans un contexte particulièrement difficile de post-conflit.Aujourd’hui les principaux défis auxquels le Burundi est confronté pour la mise en place d’un environnement protecteur pour les enfants se résument en l’existence d’un nombre important d’enfants vulnérables, à la pauvreté des ménages, aux maladies épidémiques, à la malnutrition qui touche un nombre important des enfants de moins de 5ans, au taux de mortalité infantile et infanto-juvénile qui restent très élevés et à l’insuffisance des ressources.

6. Pour conclure, Monsieur le Président, Mon pays le Burundi réaffirme son engagement à mettre en œuvre tous les instruments et traités internationaux et régionaux auxquels il a adhérés. Il saisit cette bonne occasion pour inviterl’Union Européenne, partenaire traditionnel du Burundi, de se surpasser pour lever les sanctions économiques contre le Burundi prises unilatéralement et dans la précipitation et qui impactent négativement sur l’épanouissement des groupes vulnérables en général et des enfants en particulier.

Je vous remercie de votre aimable attention et bonne fête à toutes les filles du monde qui célèbrent la journée Internationale dédiée aux filles aujourd’hui.

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