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Les femmes burundaises jouissent actuellement négociations de paix d’Arusha

Mesdames et Messieurs

Tout protocole observé,

Permettez-moi d’adresser mes vives remerciements aux organisateurs de cet évènement de m’avoir invité à parler devant vous. Ceci représente un grand honneur pour moi en tant que femme, et femme leader, d’encourager mes sœurs à embrasser la vie politique afin de faire aboutir la cause qui est la nôtre et dont je suis fière d’être une combattante : les droits des femmes.

Ce soir, je voudrais vous brosser le portrait non exhaustif de la lutte qui est nôtre, dans une perspective d’une femme burundaise. Depuis très longtemps, la femme burundaise a été reléguée au second rôle. Pourtant, traditionnellement, la femme avait une grande considération politique dans les cours des Rois qui ont dirigé le Burundi. La période contemporaine a vu le fossé entre hommes et femmes s’approfondir davantage. Les guerres cycliques et autres crises qui ont endeuillés le Burundi, ont vu les hommes mourir, laissant ainsi des veuves et des orphelins, dans un dénouement parfois total. Les femmes ont su élever seules les enfants, non sans difficultés.

Avec les négociations de paix d’Arusha, les femmes se sont levées pour réclamer leur participation dans les instances dirigeantes afin de pallier aux différentes crises qui, in fine, causent plus de problèmes aux femmes que les hommes car elles se retrouvent à élever seules les enfants sans grand aide.
Cette lutte a porté des fruits dont les femmes jouissent actuellement. Parmi les pas franchis, nous pouvons citer :

1. La mise dans la constitution d’un quota de 30% réservé aux femmes dans les institutions. Ceci est une avancée majeure car les femmes, bien que représentées dans les institutions, l’étaient dans une moindre mesure. La fixation de ce quota a permis aux femmes de prendre encore plus conscience que sans leur participation dans les instances dirigeantes, leur condition ne changera pas.

2. Les femmes sont sensibilisée à intégrer les institutions : Ministères clé comme la justice ou l’éducation ou encore la santé sont dirigés par les femmes. Nous avons eu des vices présidentes/premiers ministres femmes. Nous avons des femmes présidentes des Parlements Nous avons des Présidentes des partis politiques. Certaines grandes sociétés sont dirigées par des femmes et même dans la diplomatie, nous avons des femmes ambassadeurs. Vous avez la preuve devant vous.

3. Les listes électorales doivent impérativement avoir 30% des femmes. Au sénat, nous avons 50% de femmes

4. Des mesures sanitaires qui visent l’amélioration des conditions de la femme comme l’accouchement gratuit et les soins de santé gratuite pour les enfants de moins de 5 ans dans les structures étatiques. .

5. L’éducation de base gratuite pour encourager les parents a aidé dans l’éducation des jeunes filles.

Avec ces réalisations non exhaustives, il est important de rappeler que dans mon pays, les inégalités entre hommes et femmes existent encore. Le Président de la République a compris que sans la femme, il n’y a pas de développement et continue donc de soutenir la cause de l’égalité et équité en droits pour les femmes. En bousculant les pratiques culturelles, le débat sur succession et l’héritage sont l’un des prochains combats de l’égalité sans oublier la parité dans le monde professionnelle dont nous sommes quand même cités en exemple. Quant aux femmes burundaises, elles ont compris que sans leur participation dans les institutions, leurs votes au cours des différentes élections pour faire entendre leur voix, la condition de la femme ne sera qu’un combat vain
Mesdames et Messieurs

Mon engagement personnel dans la politique a été motivé par un certain nombre de facteurs socio-économique et politique observé dans mon pays. Ayant été réfugiée, les conditions de vie des miens et de mes sœurs autour de moi m’ont fait réfléchir quant à l’avenir de ma fille et actuellement de ma petite fille. De retour dans mon pays, à travers des associations, je me suis engagée dans l’autonomisation de la femme. Avec des collègues, nous avons mis en place une microfinance qui aide à financer les activités génératrices de revenu de nos consœurs.

Nommée Présidente du Conseil National de la Communication, mon combat était de prouver la valeur d’une femme dans un poste de haut niveau et le courage de celle-ci à mener tous les acteurs dans un processus de résolution pacifique des conflits. En tant qu’ambassadeur dans ce beau pays, je suis porteuse d’un message de paix et coopération afin que nos deux peuples cheminent ensemble vers un meilleur avenir pour nos filles et petites filles. Nous devons léguer à nos enfants un monde sans discrimination et sans violence envers les femmes. Je m’emploie chaque jour à œuvrer pour les droits des femmes et j’encourage chacune d’entre vous, les femmes de Wassenaar et de tout les pays bas, à militer pour les droits des femmes à travers votre participation dans les institutions.

Je vous remercie.

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