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Allocution de l’Assistant de S.E. le Ministre des Affaires Étrangères à l’occasion de la fête de l’Europe

Bujumbura, le 09 mai 2018

Excellence Monsieur l’Ambassadeur de l’Union Européenne,

Honorables Parlementaires,

Mesdames, Messieurs les Chefs des Missions diplomatiques et consulaires et des Organisations Internationales,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs, tout protocole observé,

1. Permettez moi de vous présenter les salutations et les félicitations de Son Excellence l’Ambassadeur Ezéchiel NIBIGIRA, Ministre des Affaires Etrangères de la République du Burundi, qui, suite à son calendrier chargé, n’a pas pu être présent parmi nous, et qui m’a honoré de le représenter.

2. C’est en outre un plaisir de pouvoir répondre à votre invitation pour célébrer la fête de l’Europe, qui trouve son ancrage dans le Traité de Rome de 1957.

S’il est vrai que la conjoncture internationale a beaucoup évoluée, aujourd’hui encore l’Europe a bien de choses à apporter : parce qu’elle est construite sur les ruines de la guerre, elle peut offrir un message de réconciliation des peuples et des nations et parce qu’elle est bâtie dans le respect de la diversité de ses nations, elle inspire un exemple de dialogue et des cultures et des civilisations.
Excellence Monsieur l’Ambassadeur, Mesdames, Messieurs,

3. Cette année, l’Union Européenne vient de totaliser 40 ans de sa présence au Burundi. Nous apprécions à leurs justes valeurs, les bonnes œuvres réalisées dans notre pays.

4. Cependant, il est regrettable qu’en ce moment, cet anniversaire soit beaucoup plus marqué par un grand écart dans la coopération directe avec le Gouvernement du Burundi.

Cela est en grande partie dû à certaines dispositions prises longtemps avant par le cadre régissant la coopération entre l’Union Européenne et les pays ACP. Nous espérons qu’avec la révision en cours de l’Accord de Cotonou, celui qui régira ce partenariat après 2020 sera plus équilibré en termes de devoirs et de responsabilités des uns et des autres.

5. Le Gouvernement du Burundi regrette encore la récente décision prise unilatéralement par les instances européennes de garder le même format de coopération avec le Burundi, en conformité avec l’article 96 de l’Accord de Cotonou.

Excellence, Mesdames, Messieurs,

6. Je peux vous assurer que l’environnement sociopolitique et sécuritaire s’est nettement amélioré et n’est plus une question de doute. Le Gouvernement du Burundi ne ménage aucun effort pour renforcer davantage la paix et la sécurité et vous en êtes tous témoins tant à l’intérieur du pays que dans la capitale Bujumbura.

7. Convaincu qu’un dialogue franc, ouvert et inclusif est le socle de résolution des divergences, le Gouvernement a mis en place des organes pouvant répondre aux doléances et soucis du peuple burundais. Parmi ces organes, l’on peut citer, la Commission Vérité et Réconciliation toujours à l’œuvre, la Commission nationale pour le dialogue inter burundais, dont les travaux ont été clôturés et le rapport remis à qui de droit. Vous avez suivi que parmi les recommandations du peuple à travers cette Commission, il y avait la tenue du référendum constitutionnel, pour donner au peuple l’occasion de se prononcer sur certaines questions de la vie politique.

Excellences, Mesdames, Messieurs,

8. Lors des récents entretiens de prise de contacts avec le Nouveau ministre des Affaires Etrangères, il a été l’occasion de passer en revue et d’apprécier ensemble ces réalisations, fruit d’une coopération mutuellement avantageuse avec l’union Européenne, que ce soit sur le plan bilatéral ou multilatéral. Un sentiment de satisfaction de l’évolution politique et sécuritaire semblait très encourageant de la part de nos partenaires de l’Union Européenne.

9. Au vu de ces efforts, le Gouvernement de la République du Burundi est encore une fois surpris et déçu par la dernière déclaration de l’Union Européenne concernant la situation au Burundi en amont du référendum constitutionnel. Des contre vérités se dégagent d’emblée dans ladite déclaration.

10. Comme je viens de le mentionner plus haut, l’opportunité de ce referendum sur la Constitution a fait l’objet d’une large discussion à tous les niveaux lors des consultations populaires, sans oublier que tous les acteurs politiques avaient convergé sur l’impérieuse nécessité du réaménagement de la constitution à Kayanza déjà en 2014.

11. Comme vous vous en rendez compte, la population participe librement et en toute sécurité dans les campagnes électorales, le parti au pouvoir, les partis de l’opposition, ainsi que les coalitions politiques avec une discipline avérée, et bénéficiant d’une couverture équitable des médias de l’Etat, conformément aux code de conduite y relatif. Cela prouve à suffisance que le peuple est prêt à répondre massivement au referendum. On en en déduit que les inquiétudes soulevées par certains de nos partenaires notamment l’Union Européenne sont des inquiétudes créés, mais pas réelles sur terrain.

12. En ce qui le concerne, le Gouvernement de la République du Burundi réitère son engagement de conduire un référendum libre et transparent, avec la participation de tout le monde.

Je voudrais par conséquent rassurer l’opinion nationale et internationale que le Gouvernement du Burundi ne peut jamais prendre le risque de remettre en cause les articles clés de l’Accord d’Arusha, qui ont assis la paix dans ce pays, après plusieurs décennies de conflit sanglant entre frères et sœurs d’une même nation. Le Gouvernement du Burundi voudrait rappeler qu’une mise à jour de cette Constitution relève de la souveraineté du Burundi et du droit du peuple burundais et du respect de ses institutions nationales : personne d’autre donc, ne peut se permettre de remettre en cause la volonté du Peuple Burundais

Monsieur l’Ambassadeur,

13.Permettez-moi de vous rappeler qu’avec votre présence au Burundi et celle de vos collègues Ambassadeurs des pays membres de l’Union Européenne, vous avez pu vous rendre compte de tous ces actions du Gouvernement allant dans le sens de renforcer l’Etat de droit et d’améliorer les conditions de vie de la population, malgré les grands défis auxquels fait face le Gouvernement.
14. Le Gouvernement du Burundi estime plutôt que l’Union Européenne devrait reconsidérer sa décision pour une redynamisation de la coopération avec le Gouvernement du Burundi.

Le Gouvernement du Burundi reste disposé à dialoguer avec l’Union Européenne dans une dynamique diplomatique et prospective des voies et moyens coordonnés pour trouver des solutions à cette situation, cela bien entendu dans le respect des règles régissant les Etats sur le plan de souveraineté.

Excellence Monsieur l’Ambassadeur, Mesdames, Messieurs,

16. Pour conclure, nous formulons l’espoir que nos relations puissent évoluer dans une nouvelle dynamique de coopération plus fructueuse.

Je vous remercie de votre attention
Que Dieu vous bénisse.

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